19.9.14

Every day is market day

Apparemment, aller au marché est aussi quelque chose de très français.




A Sydney, il y a beaucoup de marchés, petits, grands, marrants, bizarres, chers et pas chers (oui!). Voilà un échantillon de quatre marchés auxquels je suis allée.


GLEBE MARKET

Celui-ci a lieu tous les samedis, il est à un quart d'heure de la maison, dans la rue commerçante du quartier, dans une cour d'école. C'est LE marché un peu hype, un peu hipster, un peu cool. Le premier stand qu'on a vu en entrant fut celui des chaussettes. Ils vendent uniquement des chaussettes, mais quelles chaussettes! La convoitise qui dormait au fond de moi s'est réveillée d'un coup en les voyant.


Unies, rayées, à pois, à fleurs, à bananes, assorties ou non... Ces chaussettes sont extraordinaires. Je m'en suis acheté une magnifique paire, que j'ai la flemme de prendre en photo (mais croyez-moi, c'était la plus belle).

Il y avait aussi du vintage, des bijoux absolument ravissants, de la nourriture, des fleurs... Mais toujours dans cette ambiance un peu décalée.





C'est l'endroit auquel je pense le plus souvent quand je me demande ce que je ferais si j'avais plein d'argent.



THE ROCKS MARKET

Ce marché a aussi lieu tous les samedis, dans le quartier historique de Sydney qui se trouve à côté du port. Il est un peu dans le même esprit que celui de Glebe, mais un poil plus sophistiqué (je sais, ça veut rien dire, mais je ne sais pas comment exprimer ce à quoi je pense).

Il contient un seul gros stand de nourriture, partagé par plusieurs vendeurs. J'ai tout de suite été attirée comme un aimant vers les dumplings, ces sortes de petits beignets salés asiatiques qui sont délicieux et horriblement chers.

Dumplings à gauche - pancakes chinois à droite

Boîte qui coûte $9 (j'en avais déjà mangé un)

Admettez que ça a l'air meilleur que tout ce que vous avez jamais mangé.

Il y avait aussi des trucs qui avaient l'air un peu moins bons.

Bêêêh.


Le reste du marché est très éclectique: on trouve aussi bien des babioles kitsch que des vêtements, des produits artisanaux à déguster (pas à acheter, sauf si tu as $10 à dépenser pour cinq centimètres de nougat) ou des accessoires pour chiens. Ca peut paraître étonnant mais il y avait BEAUCOUP de trucs pour chiens.


Collection de colliers de luxe

Friandises au kangourou

Vraiment beaucoup.

J'ai eu un moment d'émerveillement enfantin en passant devant un stand de cartes en papier découpé assez impressionnantes.






Il y avait aussi une dame qui vendait des petits chaussons pour bébé vraiment adorables, et détail qui m'aurait presque fait les acheter même si j'ai pas de bébé: les dessins dessus étaient à l'envers pour que le bébé puisse les voir dans le bon sens. Aaaaaw.


 Je suis passée devant ce stand de chocolat qui avait des emballages tellement jolis que j'aurais aimé en acheter même si j'aime pas le chocolat.

Coucou, emballage à coquelicots


Et surtout, il y avait un stand de Noël, au mois d'août. Parce que pourquoi pas.





PADDY'S MARKET

Ce marché-là est moins un marché d'une sorte de souk, ouvert tous les jours et ridiculement grand. Il est situé dans un énorme bâtiment à côté de Chinatown, dans le centre-ville. C'est un peu comme les puces à Paris, sauf que c'est des asiatiques à la place des arabes.

C'est là qu'il faut aller si tu cherches des souvenirs de l'Australie un peu bidons tels que: boomerangs, n'importe quoi avec des kangourous/koalas dessus.




Il y en a pratiquement tous les deux stands et c'est pas cher du tout (mais c'est souvent pas de la super qualité, exemple: mon porte-clé kangourou s'est cassé au bout de deux semaines). Et bien sûr, on peut acheter les légendaires testicules de kangourous, sous diverses formes, les plus prisées étant le porte-clé (encore) et le décapsuleur (si, si...).




C'est aussi là qu'il faut aller si tu cherches un déguisement, même si c'est un déguisement hyper bizarre que tu cherches. Il y a des ONESIES, ces costumes une pièce qui ressemblent à des pyjamas pour bébés et qui sont géniaux.


J'ai l'intention de m'acheter un onesie dinosaure avant de partir. Et je plaisante même pas.


Après il y a des stands chapeaux, des stands perruques, des stands maquillage, des stands qui vendent des sabres...


 Il est possible de trouver virtuellement n'importe quoi. C'est fou.



BLACKMARKET ON BARE ISLAND

Le dernier marché dont je veux vous parler est un peu spécial: il a lieu tous les premiers dimanches du mois sur une île au sud de Sydney, à environ une heure en bus de la maison, et c'est un marché aborigène. Tous les artisans sont indigènes, mais pas seulement d'Australie, à ma grande surprise. Il y avait des femmes qui venaient de Colombie aussi.

L'environnement est vraiment, vraiment sympa.



Les stands sont installés à moitié en plein air, dans une espèce de cour, à moitié à l'intérieur, dans une sorte de baraquement. Les stands de nourriture sont dehors et le reste dedans.
Les artisans proposent toutes sortes d'objets faits main, des bijoux (principalement des bracelets) aux tableaux plus ou moins moches et kitsch en passant par des petites figurines d'animaux faites avec des graines.



Ça ressemble un peu aux cadeaux de fête des mères que les petits font à la maternelle.




A un moment, on est entré dans une petite pièce où un monsieur était devant une table couverte de boomerangs et d'objets traditionnels, en train d'expliquer comment ils s'en servaient dans sa tribu d'origine.


C'était un peu rigolo et un peu horrible, surtout quand il nous a expliqué que certains boomerangs étaient spécialement taillés pour briser les pattes des animaux; et qu'ensuite les chasseurs écrasaient le crâne de l'animal avec une sorte de massue pour ne pas qu'il souffre. Voilà voilà. Ils déguisent aussi des boomerangs avec des plumes pour les faire ressembler à des bébés émeus et attirer les mamans émeus. Je suppose que les vrais bébés émeus se retrouvent ensuite tragiquement orphelins (Bambiiiii).

Après, il nous a parlé des traditions familiales aborigènes et il en a profité pour me "déguiser" et me mettre un faux bébé dans les bras pour illustrer ses dires.

C'est en voyant cette photo que j'ai décidé qu'il était temps de refaire ma couleur.


C'était un peu marrant mais le bébé avait des yeux beaucoup, beaucoup trop gros.

Bouh


Le marché comportait aussi des animations, comme la cérémonie de la fumée. Un monsieur a allumé un feu en suivant un rituel précis, puis il a couvert le feu d'un gros tas d'herbe pour que ça fume bien pendant très longtemps. Après, les gens pouvaient aller tourner autour du feu et s'imprégner de la fumée pour se débarrasser de toutes les mauvaises choses qui encombraient leur esprit.




En quittant l'île, juste avant de prendre le bus, on a même eu droit à un mini-spectacle de serpents, donné par un type qui était éleveur de serpents ou membre de l'association des serpents ou je sais pas quoi. En gros, il se ramène avec ses sacs pleins de serpents et il les sort un à un en expliquant au public quelle race c'est, si ils sont dangereux, ce qu'il faut faire quand on en trouve un, etc.





Il était plutôt à l'aise.



Bon week-end, à bientôt!






11.9.14

La première excursion

Ou le week-end du mercredi.



Hier, Simon était en congé et je n'avais pas cours; nous avons donc décidé d'aller explorer. On a pris notre belle voiture, des trucs à manger, un appareil photo et hop! On est allé à Morisset Park, à environ deux heures de Sydney, pour voir des kangourous (parce qu'il n'y a jamais assez de kangourous).

Et avant de partir on a installé Michel et Jean-Jacques les chiens hipsters sur le tableau de bord. Ces prénoms viennent d'être totalement improvisés par moi-même et sont donc sujets à modifications futures. Il s'est avéré qu'en plus d'avoir des moustaches stylées et des têtes optionnelles, ils sont aussi mélomanes:



La route était très belle, avec des rochers australiens, des arbres australiens, du bitume australien...

Photo astucieusement prise depuis la fenêtre de la voiture.

En chemin, on s'est arrêté sur le bord d'une rivière parce que c'était joli:

Posé.
Des petites maisons sympa et sûrement pas très chères (FAUX)

Et aussi pour prendre des photos artistiques:



Quand on est arrivé à Morisset, on a dû tourner un moment pour trouver le parc à kangourous parce qu'en fait... il est au milieu d'un hôpital psychiatrique. Du coup, il faut entrer dans l'enceinte de l'hôpital, passer tous les panneaux qui te disent 'RESTRICTED ENTRY' sans se sentir oppressé du tout, et au bout de quelques minutes, on finit par découvrir un champ verdoyant avec, vous l'avez deviné, des kangourous!
Il n'y en avait pas des masses quand on s'est arrêté sur le bord de la route, mais ils sont venus vers nous en bondissant joyeusement à toute vitesse, dans l'espoir évident que nous leur apporterions quelque friandise. Et à quelques mètres de nous, ils s'arrêtaient, nous regardaient un peu d'un air mi-méfiant mi-"nourriture?", et s'approchaient ensuite sournoisement en utilisant leur queue comme patte supplémentaire, comme le fait ce kangourou:


Impressionnant.

Peu après, un groupe de chinois est arrivé et a commencé à donner du pain de mie aux kangourous malgré le gros panneau qui disait clairement: NE PAS NOURRIR LES KANGOUROUS. Des claques.


... On leur en a donné aussi un peu parce que sinon ils veulent pas prendre des photos avec nous.

Spécimen en train de s'empiffrer.
Un selfie plutôt cool.

C'est à ce moment que je me suis faite sauvagement assaillir par un kangourou mâle très péremptoire qui trouvait que je ne lui donnais pas assez de pain de mie. Maintenant si quelqu'un me demande je peux dire sans rigoler que je me suis faite griffer par un kangourou.

Ça fait un peu mal quand même.

Et aussi, j'ai décidé que j'allais peut-être goûter un kebab de kangourou, finalement.


Quand on en a eu marre, on a repris la voiture pour trouver un joli endroit où manger. Morisset se situe au bord du Lake Macquarie, et les gens qui habitent là sont plutôt bien lotis: on n'a vu que des grandes baraques avec jardins et ça faisait bizarre comparé aux petites maisons collées des rues de Sydney. Ca faisait riche, aussi.





On a mangé sur une pointe dont je n'ai pas réussi à trouver le nom sur googlemaps, appelons-la Pointe du Pique-Nique. On est arrivé sous un grand soleil, l'eau était transparente, on avait presque envie de se baigner jusqu'à ce qu'on voie ce panneau:

Que l'on pourrait traduire par: "Ces eaux abritent une faune maritime dangereuse".


Du coup on a juste pris des photos (mais ça valait le coup).


Notre petit coin confortable.


Après manger, on est retourné au Kangaroo Park (parce que je sais pas si je l'ai déjà dit, mais il n'y a jamais assez de kangourous). Et cette fois, ô joie! Des milliers et des milliers de kangourous, qui voulaient tous faire des câlins et se faire prendre en photo. J'exagère peut-être un peu. Mais il y en avait vraiment beaucoup.

Le paradis des kangourous (je suis au milieu!)

Du coup, on a erré, ivre de bonheur, entre les marsupiaux en essayant des trucs. J'ai découvert que les kangourous adorent qu'on les gratte sous le menton - ou alors ils levaient la tête parce que ça les embêtait. Ils n'aiment pas qu'on essaie de les chevaucher. Si t'as pas de nourriture, ils te prêtent attention pendant maximum dix secondes.

KANGAROO FUN FACT #1         Les kangourous sont conçus un peu comme les T-Rex. Ils ont des jambes énormes et des tout petits bras qui sont relativement inutiles et qui leur donnent un air un peu embarrassé et timide quand ils sont debouts. J'en ai même vu un se gratter le bras comme s'il était perplexe.

KANGAROO FUN FACT #2          Les mamans kangourous sont complètement relax avec leurs bébés. Ils se mettent n'importe comment dans la poche et si très souvent, c'est la tête que l'on voit sortir, il y a beaucoup de mamans qui se baladent avec juste un bout de queue ou les pattes qui sortent de leur ventre (et comme on voit pas l'entrée de la poche ça peut être surprenant, du genre: "Oh mais ce kangourou a un troisième bras qui lui sort du ventre").

Exemple presque parfait.


On a pris environ cinq cent photos de kangourous et on a entamé le chemin du retour, tranquilou. On s'est arrêté plusieurs fois là où il y avait des trucs jolis à voir, comme cette plage:


Ou celle-ci:



Beaucoup de plages, en somme.




Comme vous avez pu le voir sur ces nombreuses photos, la météo australienne avait rudement raison de nous mettre en garde contre la pluie qui allait durer une grande partie de la journée.


2.9.14

Color powder and beautiful hikes

Mini compte-rendu de deux trucs cools qu'on a faits depuis que Simon est arrivé.



LA COLOR RUN

La Color Run est une course de cinq kilomètres organisée par Swisse, un institut pharmaceutique (apparemment). Elle a lieu plusieurs fois par ans dans plusieurs villes d'Australie, et le 24 août dernier, c'était à Sydney.

Le billet coûte $55, pour l'entrée, un t-shirt et un sac de l'événement, des tatouages temporaires, un sachet de couleur, un bandeau pour absorber la sueur (je sais pas comment ça s'appelle) et... voilà.

Nous sommes partis de la maison à 7h40 le dimanche matin, pour être sûrs d'arriver à temps pour le départ à 8h40 (c'est l'heure à laquelle la course commençait, mais les départs se faisaient par vagues jusqu'à 9h45). Nous sommes finalement arrivés sur place un peu après 9h, grâce à un service de navettes pas du tout au point et des bus surpeuplés qui passaient toutes les demi-heures.

La course en elle-même n'était pas vraiment une course; plutôt une grande marche avec des poussettes et des enfants partout. Notre groupe a un peu essayé de courir mais on devait s'arrêter souvent à cause des gens qui bloquaient le passage.

Sur les cinq kilomètres, il y avait une zone de couleur tous les kilomètres environ.

Zone bleue.

A chaque zone, les membres de l'orga se tenaient sur les côtés et balançaient de la couleur sur les gens. La zone orange était apparemment à court d'orange, alors ils balançaient de l'eau.

Il y avait aussi une zone qui faisait de la mousse:

Oui c'est flou.
Et une qui faisait des bulles (mais j'ai pas de photo).

A la fin de la course, on nous a distribué des sachets de couleur avec lesquels on a pu se salir encore plus.




Il y avait aussi une scène et des DJs qui faisaient de la musique douteuse en criant "Qui veut plus de couleuuuuuur" toutes les trente secondes. 



Bref, c'était rigolo et mes running shoes sont dégueu maintenant.




THE COOGEE TO BONDI WALK


Il y a deux jours, on s'est dit qu'on allait essayer de se bouger un peu et de faire une randonnée. J'ai suggéré celle que tout le monde fait en arrivant ici, parce qu'elle n'est pas trop longue et pas trop dure, mais jolie quand même. On a donc pris le bus jusqu'à la plage de Coogee, pour marcher le long de la côte jusqu'à la plage de Bondi.


Comme vous pouvez le voir sur ma superbe carte customisée, la maison (oui c'en est une - essayez de dessiner sur paint) est à gauche, et on a "randonné" de la petite croix violette à la petite croix verte (on n'a pas marché dans l'eau, comme ma flèche de trajet noire le laisse suggérer).

Comme on a bien pris notre temps, on a mis un peu plus de deux heures. La côte alterne entre plages plus ou moins fréquentées et falaises magnifiques.

Coogee Beach

Prendre la pose sur un bout de rocher qui n'a pas du tout l'air de vouloir s'effondrer.



On a aussi vu des petites choses marrantes.

Mais en même temps ça met un peu mal à l'aise.

Et au milieu de la randonnée, immense et grandiose, donnant directement sur l'océan, il y avait un cimetière.


Dommage que les habitants ne puissent pas profiter de la vue.


Je crois que cette "blague" vaseuse marque la fin de cet article.





Le paradoxe universitaire

Je me suis fait gronder par mon papa parce que j'avais pas posté d'article depuis un certain temps, alors j'en ai écrit un très long pour qu'il en ait marre de lire à la fin.




J'entame aujourd'hui la semaine de mi-semestre (eh oui, déjà...), aussi connue sous le nom de semaine 6. Les semaines ont des numéros ici, pas des dates. En un peu plus d'un mois, j'ai eu le temps de comprendre un peu mieux comment fonctionnent tous les rouages de cette énorme machine qu'est l'université de Sydney; et je me suis aussi rendue compte d'un phénomène très étrange... Alors même que les étudiants sont soumis chaque jours à des distractions et tentations de toutes sortes, qu'elles soient culinaires, culturelles, météorologiques (enfin pas trop pour l'instant), associatives, ou que sais-je encore, ils semblent être incroyablement plus sérieux que les étudiants français! Je vais développer.


Le campus est beau, accueillant, spacieux, bien aménagé, fourni en espaces verts...


Eastern Avenue



The New Law Building

Pas vraiment comme le campus de Paris 7, qui est intégralement gris et compte vingt mètres carrés de pelouse surpeuplée (j'exagère à peine).

En outre, le choix de restaurants/cafés/cafétérias/vente de trucs délicieux à emporter est presque trop large. Uniquement sur le campus, je peux manger: australien (dans une certaine mesure), anglais (enfin du fish'n'chips quoi), indien, chinois, japonais, mexicain, français (enfin c'est ce qu'ils pensent), italien, libanais, turc, végétarien, gras, sucré, salé, les deux, les trois, chaud, froid, beaucoup, pas beaucoup, cher, pas cher... Ah non en fait, pas cher y'a pas. Mais j'ai quand même décidé de tout essayer au moins une fois avant de partir.

Mon endroit préféré du campus.

Parfois il y a des trucs gratuits. Au début du semestre les clubs qui voulaient s'auto-faire de la pub faisaient des barbecues gratuits qui consistaient en une saucisse étrange faite d'un type de viande non-identifié (ils ont dit que c'était du boeuf, mais je n'y crois pas) sur une tranche de pain de mie, le tout recouvert de sauce barbecue. Mais bon c'était gratuit. Certains clubs font des pancakes gratuits aussi (il y a ça vendredi prochain).

Parlons maintenant de la vie associative du campus. Le BDE local s'appelle University of Sydney Union (USU pour les habitués - et les autres aussi) et il organise BEAUCOUP de choses. Il a son propre compte instagram où des petits concours ont lieu, il fait des soirées à thème dans un des deux bars du campus (la dernière en date étant la soirée "pulls ringards", très sympa).


Il met à disposition des étudiants une carte ACCESS, qui donne des réductions sur à peu près tout ce qui est vendu sur le campus (nourriture, livres, mais aussi goodies et vêtements aux couleurs de l'université) et même sur certaines choses en dehors du campus: le cinéma iMax à Darling Harbour fait une réduction de plus de 50% aux titulaires de la carte. Sachant que le prix de base de la place est de $30, ça peut être pas mal.

Et aussi, les clubs!! (oui, les deux points d'exclamation sont nécessaires)
Je n'ai toujours pas bien compris s'ils sont ou non indépendants de l'USU puisque certains requièrent ACCESS pour s'inscrire, d'autres non. Mais on s'en fiche.
L'université compte un nombre remarquable de clubs et sociétés en tout genres, qui vont du club de danse basique au club de voile et de surf en passant par le club chocolat (que j'ai rejoint même si je n'aime pas le chocolat parce qu'ils font aussi des pancakes et des churros gratuits).

Petit florilège des clubs dont je me souviens et aussi ceux que je préfère:

- Psychology society. D'après ce qu'on m'a dit ils se réunissent surtout le jeudi soir au bar pour boire gratuitement tous ensemble.

- Quidditch society. QUIDDITCH. Ils font de vrais matches en courant avec un balai entre les jambes!


Quelqu'un voit le vif d'or?

- le club médiéval (je me souviens plus du nom étrange qu'ils se sont donné en anglais). Ils se baladent en robe et en armure et se lancent dans des combats d'épée au milieu du campus.

- French society!  Ils font des groupes de conversation MAIS SURTOUT une soirée vin et fromage une fois par semestre. Needless to say, j'ai l'intention d'y aller.

- Bushwalking society. Ils font des excursions d'un à plusieurs jours dans le "bush" (la nature, la terre rouge, les buissons tous secs, tout ça) (je rigole y'a aussi la montagne) (la nature en général quoi) et te prêtent le matériel.

- Disney Appreciation society. Ils aiment Disney, ils font des projections de deux films tous les mardis soirs, des soirées déguisées (en personnages Disney bien entendu) et des sessions cupcakes et cookies. 

- MADSOC (Movement and Dance Society), dont je suis membre. Ils font des cours de toutes les danses possibles et imaginables, pour tous les niveaux et dans une ambiande très sympa. J'ai déjà essayé le hip-hop lyrique (c'est comme du hip-hop mais... plus pour les filles), le fitness (c'est pas du tout de la danse, mais des abdos et des exercices de cardio horribles pendant une heure), la danse orientale (impossible), la danse contemporaine, le jazz/funk/hip-hop (c'est le nom du cours) et... voilà. Il me reste les claquettes, la danse classique et la salsa!

En plus de toutes ces opportunités de ne pas travailler, les étudiants doivent aussi faire face à un nombre menaçant de manifestations culturelles qui ont l'air toutes plus géniales les unes que les autres. Il y a deux semaines, je suis allée voir Obscuro, le spectacle de danse de MADSOC, que j'ai adoré.

Photo volée au début du spectacle avant qu'une fille ne me dise que les photos étaient interdites.

Les danseurs étaient excellents, les chorégraphies millimétrées et les décors et costumes super jolis. Je suis restée bouche bée devant une demoiselle qui a dansé une sorte de tango avec cinq danseurs différents... les yeux bandés. Et ça durait un peu longtemps en plus.

Les différents départements font aussi des spectacles en ce moment, qu'ils appellent des "revues". Je crois que ce sont des sortes de sketches en relation avec ce que les membres du département étudient. Mais comme je n'y suis pas allée, je sais pas.

Et enfin, quelque chose qui surpasse tout le reste sur l'échelle du génial, le GIANT ZOMBIE GAME qui va avoir lieu sur le campus le 11 octobre prochain!

Soyez prêts.

Principe: cinq cent joueurs (ayant au préalable acheté un billet, parce que faut pas exagérer quand même, faire un événement gratuit? et puis quoi encore) sont lâchés sur le campus. Certains ont été désignés comme zombies et doivent contaminer les autres. Les survivants ont des pistolets en plastique et doivent échapper aux zombies tout en remplissant des missions. Le jeu dure six heures. Je me suis levée à 7h59 lundi 11 août pour être sûre d'avoir des billets.

Le jeu fait partie d'un festival qui dure toute la semaine, lors duquel soirées et jeux alternent avec spectacles, pièces de théâtres, concerts... Un bien beau programme.



Cette très longue introduction pour bien souligner le fait que cette université a tout mis en place pour empêcher les gens de travailler. 

Même la superbe vue depuis la bibliothèque me déconcentre.



ET POURTANT.
La bibliothèque est pleine en permanence. Il est presque impossible de trouver un espace libre entre 11h et 16h. Tout les étudiants travaillent vraiment.

Bon, ok, j'en ai peut-être vu quelques-uns qui faisaient la sieste.

A titre de comparaison, à la BU de Paris 7, tout est presque vide sauf quand c'est la semaine de révisions.
En cours, les gens participent beaucoup plus qu'en France et ils ont tous quelque chose d'intéressant à dire. Ils font toutes les lectures demandées, et parfois même les lectures ADDITIONNELLES (vous commencez à comprendre pourquoi c'est bizarre?). En échange, les profs s'en fichent si tu arrives en retard (même TRES en retard).

Je pense que ça doit être lié à la méthode d'enseignement qui n'est pas du tout la même. J'en avais déjà parlé un peu avant, à travers la relation enseignant-étudiant très relax.  Un autre fait étonnant que je me dois de mentionner est le suivant: je n'ai pas d'examens. La semaine d'examens prévue à la fin du semestre est, pour ma part, une semaine de vacances. Si je rends tous mes essais finaux avant la semaine de révision, je peux même finir mon semestre deux semaines avant la date prévue.

Parce que oui, à la place des partiels, j'ai des essais à rendre. Au lieu d'apprendre le cours par cœur pour pouvoir tout ressortir dans une dissertation en une heure et demie (Paris 7 si tu m'entends), je dois faire des recherches sur un sujet donné (ou choisi) et répondre à une question d'essai de manière structurée et pertinente (en formulant si possible ma propre thèse - je dis si possible parce que généralement je suis inculte sur le sujet et je me contente de dire les pour et les contre que j'ai trouvés dans les différentes sources).

L'enseignement est donc beaucoup plus axé sur la recherche et l'utilisation pertinente de sources documentaires. Le plagiat est d'ailleurs très sévèrement puni et tous les étudiants, à chaque fois qu'ils rendent un devoir, doivent y joindre une feuille attestant qu'ils ont lu et compris le règlement concernant la politique de l'université en matière de plagiat. C'est un peu flippant parce que jusqu'à ce que je rende mon premier devoir, je n'avais aucune idée de la façon dont il fallait intégrer les sources au devoir et j'avais très peur de faire du plagiat sans faire exprès et de me faire renvoyer.

Pour la petite histoire: on ne rend pas les devoirs au professeur; on les met dans une petite boîte en bois avec tous les autres devoirs du département et comme ça le prof doit bien galérer à retrouver tous ceux qui appartiennent au même groupe parmi tous les devoirs qu'il y a dans la boîte.

La boîte.

Probabilité de perte de copies: 90%.







Voilà, sans conclusion aucune, fin de cet article interminable (je suis consciente que ma phrase contient un paradoxe).